Actualité / Gouvernance économique

Budget 2015 : illusion de souveraineté, mépris des règles et perte de crédibilité

Budget 2015 Michel Sapin Ecofin

« Il n’y a qu’un seul Parlement (…) qui a en charge d’approuver ou non le budget de la France (…) c’est le Parlement français. Et je ne vois pas en quoi vous pouvez dire aujourd’hui, sauf à prêter une nouvelle fois quelque grâce à je ne sais quelle information, que le budget de la France serait rejeté. De toute façon la Commission européenne ne peut pas (…) rejeter (le budget), elle peut faire des remarques, c’est tout à fait son droit« , a répondu Manuel Valls, mardi 7 octobre, lors des questions au gouvernement.

Or, la lecture du droit européen en matière de gouvernance économique semble indiquer le contraire : s’il est évident que la Commission européenne ne peut bloquer l’adoption du budget français, quel qu’il soit, celle-ci peut cependant bel et bien demander au gouvernement français la remise d’un projet de budget amendé.

En vérité, voilà plus de vingt ans que les gouvernements successifs se dérobent à leurs obligations budgétaires. Ainsi, de nombreuses dispositions de contrôle ont été mises en place suite à la crise de la zone euro. La France, qui les a pourtant promues comme étant des règles nécessaires à la cohésion européenne, ne semble cependant jamais assumer publiquement les contraintes communautaires qui pèsent désormais sur sa politique.

Des objectifs budgétaires rarement respectés

Le traité de Maastricht, entré en vigueur le 1er novembre 1993, prévoyait, pour les Etats européens souhaitant participer à l’aventure de la monnaie unique, le respect  de  cinq « critères de convergence ». Parmi ces critères, toujours actifs[1], deux concernent d’une part, le déficit public (qui ne doit pas dépasser 3% du PIB), et d’autre part, la dette publique (qui ne doit pas dépasser environ 60% du PIB).

Depuis l’entrée en vigueur de ces critères, la France a enregistré un déficit public inférieur à 3 % du PIB uniquement entre 1998 et 2002 et entre 2005 et 2008. Quant à la dette publique, elle n’a plus été inférieure à 60 % du PIB depuis 2003.

Les gouvernements européens avaient pourtant adoptés, en 1997, deux règlements permettant de suivre de manière préventive et corrective les écarts budgétaires (le Pacte de stabilité et de croissance, PSC).

Il faut attendre le 27 avril 2009 pour que le Conseil de l’UE valide la proposition de la Commission et place la France sous procédure pour déficit excessif, sur la base du déficit constaté en 2008 (3,4 % du PIB). Les États de l’UE accordaient alors jusqu’en 2012 à la France pour ramener son déficit public sous la barre des 3% du PIB. Quelques mois plus tard, le 2 décembre 2009, une nouvelle recommandation du Conseil ECOFIN laissait jusqu’en 2013 pour réduire ledit déficit.

A la suite du Programme de stabilité remis en 2010, le Conseil avait estimé que la France agissait conformément à ses recommandations. De fait, la procédure pour déficit excessif avait été mise en sommeil. La France était ainsi libérée du volet « correctif » du PSC mais restée liée par son engagement de réduction du déficit à l’horizon 2013.

Au printemps 2013, la France, toujours mauvaise élève, obtenait de nouveau un délai supplémentaire (de deux ans) pour obtenir un déficit conforme au droit de l’Union.

A ce jour, le gouvernement français ne parvient toujours pas à satisfaire à ses engagements : dans le projet de loi de finances pour 2015, l’objectif est encore reporté en 2017.

« Il ne sera pas demandé d’efforts supplémentaires aux Français car si le Gouvernement assume le sérieux budgétaire pour redresser le pays, il se refuse à l’austérité. En conséquence, le déficit passera de -4,4 % cette année à -4,3 % en 2015 et retournera sous les 3 % en 2017. »
(L’essentiel du projet de Loi de finances pour 2015)

D’ores-et-déjà, le Haut Conseil des finances publiques a critiqué le caractère optimiste de ces dernières prévisions.

Des mécanismes de contrôle inopérants

En 2010, partant du constat que les instruments existants n’ont pas permis de résoudre de manière satisfaisante l’endettement public et les déséquilibres macroéconomiques, la Commission européenne proposait des nouveaux règlements (dits « Six-Pack ») visant à resserrer la discipline budgétaire et à élargir la surveillance des politiques économiques des Etats.

Trois règlements ont notamment été adoptés afin de réformer spécifiquement le Pacte de stabilité et de croissance[2] :

le volet correctif a été modifié afin de renforcer les sanctions en cas de déficits excessifs (l’amende est devenue la sanction de principe),

le volet préventif a été modifié afin d’introduire un mécanisme d’incitation (sanction) en cas de non-respect de l’objectif budgétaire et d’approfondir la surveillance des budgets des États membres. A ce titre, le Six-Pack a remis à la mode une statistique peu commentée depuis sa création en 1997 : le déficit structurel, c’est-à-dire le contrôle de l’équilibre des budgets concernant les dépenses prévisibles. Désormais, pour obtenir l’aval de l’Union sur leurs prévisions « structurelles », les États doivent compenser toute réduction des recettes publiques par des réductions de dépenses et/ou par une augmentation d’autres recettes.

Il s’agit d’éviter l’accumulation de dépenses non financées, et ainsi, l’accumulation de dette publique.

C’est ce contrôle du sérieux budgétaire, si cher à l’Allemagne, qui a été mis au cœur des dispositions du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’UEM (TSCG, dit « Pacte budgétaire ») entré en vigueur le 1er janvier 2013. En ratifiant ce Traité, la France s’est engagée à introduire dans son droit interne une règle de contrôle du solde « structurel » public.
Depuis 2012, la loi de programmation, qui établit une prévision sur trois ans, constitue une sorte de « tunnel » dans lequel doivent évoluer les lois de finances votées chaque année.
La règle d’or comprend également un « mécanisme de correction automatique » qui se déclenche lorsque les résultats budgétaires constatés s’éloignent du « tunnel » prévu (écart de plus de 0,5 point)[3].

Or, aujourd’hui, alors que l’adoption de cette règle d’or avait suscité un vif débat, les responsables politiques expliquent qu’en prévoyant le respect d’une trajectoire structurelle établie en fonction d’une croissance potentielle figée, la règle d’or budgétaire n’est tout simplement pas applicable.

Par ailleurs, les responsables nationaux et les commissaires ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur une définition précise des dépenses relevant du déficit structurel. En effet, tandis que les sociaux-démocrates réclament l’exclusion des dépenses d’investissement, la Commission émet de strictes conditions.

Rejets du budget : entre considérations juridiques et politiques

Devant tous ces ratés juridiques, le dernier texte entré en vigueur en matière de contrôle budgétaire pourrait bien, enfin, offrir à la Commission européenne l’opportunité de faire respecter les engagements pris par la France.

Entré en vigueur le 13 mai 2013, le « Two-Pack » vise à encadrer encore davantage le processus d’élaboration des budgets nationaux.
L’une des mesures phares est l’obligation des États de communiquer à la Commission européenne leur projet de loi de finances (« plan budgétaire ») avant le 15 octobre de chaque année.

Cette dernière adopte un avis avant la fin novembre et, si elle estime que le plan présente un « manquement particulièrement grave », peut en demander la révision dans un délai de trois semaines maximum. Cette décision n’a pas à être validée par les gouvernements nationaux.

D’ores-et-déjà, le gouvernement français se sait en difficulté.

Depuis quelques semaines, d’intenses négociations se sont établies entre Bercy et Bruxelles. Objectif : tout faire en sorte pour que la Commission ne rejette pas le plan budgétaire français.

Pour cela, les institutions européennes espèrent que le gouvernement prendra en compte dès le départ les recommandations de la Commission. Elles craignent en effet que le rejet du budget entraine une vive polémique nationale, alors que l’Union européenne est déjà très impopulaire.

Selon Reuters, une correction du projet de budget et un engagement sur des réformes concernant le marché du travail, les retraites et le fonctionnement de l’administration pourrait octroyer au gouvernement deux années supplémentaires pour ramener son déficit public sous la barre des 3 % du PIB.

Sanctions financières : les dispositions injustes et contre-productives du droit européen

A côté de cette procédure de relecture du budget par la Commission, les anciennes dispositions du PSC continuent de s’appliquer. Dans le cadre du semestre européen, la Commission européenne contrôle régulièrement les engagements budgétaires nationaux au vu de ses propres prévisions de croissance.

A ce titre, elle pourrait vraisemblablement proposer aux ministres de l’UE de réactiver la procédure pour déficit excessif de la France, mise en sommeil en 2010. Dans ce cas, le gouvernement disposera de six mois pour engager une action suivie d’effets (ou trois mois si « la gravité de la situation le justifie »). Alors, si la France ne réduit pas [ou pas assez] son déficit, une mise en demeure pourra lui être adressée par le Conseil et, si le gouvernement ne réagit pas, la France pourra se voir adresser des sanctions.

Il faut noter que depuis 2011, toutes ces décisions sont prises selon la procédure dite de « majorité inversée » (adoption tacite) : la décision est adoptée par le Conseil, à moins que celui-ci, statuant à la majorité qualifiée, ne décide de la rejeter. Or, il n’est pas dit que les petits Etats, durement contraints de redresser leur politique budgétaire, se montrent encore patients envers la France qui, depuis 2012, ne fait que reporter son engagement.

Depuis plusieurs années, et sans même parler du contrôle instauré par la Troïka pour les Etats bénéficiant d’aides financières, il existe une réelle inégalité de traitement dans les procédures pour déficit excessif.

Fin 2011, cinq Etats (Belgique, Chypre, Hongrie, Malte et Pologne) ont été mis en demeure par la Commission de corriger leur projet de budget, sans quoi « la possibilité de demander des sanctions deviendrait inévitable ». Aucune réunion du Conseil n’est venue discuter des éléments transmis par la Commission.
Seule la Hongrie est considérée comme ne répondant pas aux exigences des commissaires. Après une année exceptionnelle en 2011 (excédent budgétaire), l’UE estime que la Hongrie ne respectera pas ses engagements en 2012.
La sanction n’a pas traînée : dès mars 2012, les Etats ordonnaient l’application de la sanction légalement prévue : une amende pouvant aller de 0.2% à 0,5% du PIB, soit environ 200 à 500 millions d’euros. La Hongrie a ainsi été privée de 495,2 millions d’euros d’engagements en faveur de la Hongrie prévus au titre du Fonds de cohésion de l’Union européenne.
Au final, la Hongrie n’enregistrera qu’un déficit de 2,1 %. Les sanctions seront vite levées, mais la procédure pour déficit excessif ne sera clôturée, avec difficulté, qu’en juin 2013.

On touche ici du doigt les principales lacunes de la gouvernance économique européenne.
D’une part, le silence des institutions devant la mauvaise gestion des grands Etats a ôté toute crédibilité au mécanisme de sanction.
D’autre part, la pertinence du dispositif : en quoi priver un Etat de 0,5 % de son PIB pourrait l’aider à résoudre son problème budgétaire ?

Face à cette difficulté, toutes les procédures pour déficit excessif sont désormais lancées au titre du volet préventif du PSC et ouvrent ainsi la voie à une sanction plus douce : les dépôts, restitués aux Etats membres sanctionnés lorsqu’ils engagent une trajectoire budgétaire saine.

Conclusion

« Comment peut-on réellement penser que nous pourrions envoyer à Bruxelles un document différent de celui que nous avons déjà présenté au Parlement ? » aurait récemment déclaré un membre de l’exécutif français.

Ajouté au message d’amateurisme envoyé aux partenaires européens, le gouvernement français offre aux citoyens le spectacle pathétique d’un pouvoir schizophrène et hypocrite. Les pouvoirs du Parlement : encore fallait-il y songer avant l’adoption du Two-Pack …

Ainsi, alors que le gouvernement n’hésite pas à promouvoir les dispositifs de contrôle sur la scène bruxelloise et se montre peu compréhensif quant aux difficultés financières des petits Etats, la question est toute autre, une fois à Paris, quand il s’agit de ses propres prévisions budgétaires. Les dialogues avec la Commission sont intenses, les compromis quotidiens, mais les personnalités politiques françaises tiennent visiblement à donner l’illusion d’une politique budgétaire décidée en toute indépendance.

Avec les nouveaux pouvoirs octroyés à la Commission européenne, l’exercice est risqué. Face à des recommandations économiques toujours plus pressantes et précises et, devant un dispositif légal particulièrement complexe, le gouvernement français participe au rejet des institutions européennes et à la décrédibilisation du pouvoir.

Il serait peut-être temps d’assumer le droit européen et d’assurer la lisibilité de celui-ci : la monnaie commune ne peut continuer à exister sans gouvernance commune et souveraineté partagée.

On ne peut pas d’un côté, promettre aux français la maîtrise de notre souveraineté budgétaire et, de l’autre, présenter l’intégration européenne comme l’horizon indépassable de notre temps. Flatter d’un côté les nostalgies souverainistes et, de l’autre, refuser tout débat sur le maintien de la monnaie commune, sur son efficacité économique, et enfin, sur les sacrifices démocratiques qu’elle entraîne. Les français, de plus en plus conscients des contraintes posées par l’Union européenne, seront de plus en plus nombreux à s’interroger sur l’utilité d’un pouvoir qui n’ose plus dire ce qu’il fait et qui ne semble plus en capacité de défendre leurs intérêts.

Retrouvez l’article : ContreLaCour sur Contrepoints

[1] Protocole sur la procédure de déficit excessif, annexé au traité sur le fonctionnement de l’UE

[2] D’autre part, deux règlements ont été adoptés afin d’élargir la surveillance à l’ensemble des déséquilibres macroéconomiques, en instaurant (à l’instar du Pacte de stabilité) un volet préventif et un volet correctif.

[3] Le Haut Conseil des finances publiques a déclenché le mécanisme de correction automatique en juin 2014.

24 Comments

  1. Italie : en 2007, les banques privées italiennes détenaient 12 % du PIB en obligations de l’Etat italien. Fin 2013, les banques italiennes détenaient 28 % du PIB en obligations de l’Etat italien !

    Espagne : en 2007, les banques privées espagnoles détenaient 7 % du PIB en obligations de l’Etat espagnol. Fin 2013, les banques espagnoles détenaient 30 % du PIB en obligations de l’Etat espagnol !

    Regardez bien les graphiques 3a et 3b :

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=74349

    Ces graphiques montrent une accélération des achats d’obligations d’Etat à partir de décembre 2011, c’est-à-dire à partir du moment où la BCE a prêté 1019 milliards d’euros aux banques européennes.

    En clair : les banques italiennes ont utilisé les prêts de la BCE pour acheter des obligations de l’Etat italien. Elles en sont gavées.

    Les banques espagnoles ont utilisé les prêts de la BCE pour acheter des obligations de l’Etat espagnol. Elles en sont gavées.

    Normal : plus personne au monde ne veut acheter ces obligations d’Etat pourries.

    MAIS MAINTENANT ?

    Maintenant, les banques espagnoles sont dramatiquement sous-capitalisées. Maintenant, les banques espagnoles n’ont plus d’argent. Jeudi 16 octobre, elles ont été incapables d’acheter toutes les obligations émises par l’Etat espagnol.

    L’Espagne rate un emprunt obligataire.

    lefigaro.fr/flash-eco/2014/10/16/97002-20141016FILWWW00137-l-espagne-rate-un-emprunt-obligataire.php

    Directement ou indirectement, il ne reste plus que la BCE pour acheter les obligations de l’Etat espagnol, les obligations de l’Etat italien, les obligations de l’Etat grec, etc.

    Directement ou indirectement, il ne reste plus que la BCE pour empêcher la faillite généralisée de la zone euro.

  2. Depuis des années, la BCE prête des centaines de milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques achètent des obligations émises par leur Etat.

    Les banques italiennes achètent des obligations de l’Etat italien. Les banques espagnoles achètent des obligations de l’Etat espagnol. Les banques portugaises achètent des obligations de l’Etat portugais. Etc.

    Regardez bien les graphiques 3a et 3b :

    cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=74349

    En clair : il ne reste plus que la BCE pour empêcher l’effondrement généralisé des Etats européens.
    Malheureusement, cette gigantesque bulle de dette publique continue à gonfler.
    Malheureusement, cette gigantesque bulle de dette publique ne peut pas gonfler jusqu’au ciel.
    Il arrive toujours un moment où une bulle finit par faire …
    … plop !
    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

    Jeudi 23 octobre 2014 :

    La dette publique en hausse à 92,7% du PIB dans la zone euro.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,499 milliards d’euros.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2168,855 milliards d’euros.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 224,129 milliards d’euros.

    4- Irlande : dette publique de 209,702 milliards d’euros.

    5- Chypre : dette publique de 19,365 milliards d’euros.

    6- Belgique : dette publique de 433,274 milliards d’euros.

    7- Espagne : dette publique de 1012,606 milliards d’euros.

    8- France : dette publique de 2023,668 milliards d’euros.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1552,344 milliards de livres sterling.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102014-AP/FR/2-23102014-AP-FR.PDF

  3. Vendredi 24 octobre 2014 :

    Budget : François Hollande et Matteo Renzi refusent d’amender leurs projets.

    Mercredi soir, la Commission européenne a envoyé un courrier à cinq pays – Italie, France, Autriche, Slovénie et Malte – pour leur demander des explications sur leur projet de budget 2015. Jeudi soir, les questions économiques n’étaient pas au menu du Sommet européen. C’est au programme de ce vendredi matin. Mais dès jeudi, le chef du gouvernement italien Matteo Renzi et le président français François Hollande ont réagi, tous deux sur la défensive, mais dans des styles très différents…

    Le jeune et bouillant Italien a choisi d’aller au clash avec le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et de publier les reproches de Bruxelles avec un tweet : «openeurope». Matteo Renzi s’est ensuite lancé dans une diatribe sur la nécessaire transparence, la publication des données, de toutes les données, y compris pour savoir «combien on dépense dans ces palais bruxellois, ce qui sera très drôle» !

    François Hollande a, lui, évoqué une lettre «administrative», «très banale», qui ne méritait pas d’être publiée et qui s’inscrivait dans un dialogue continu entre Paris et la Commission européenne.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203885854449-budget-francois-hollande-et-matteo-renzi-refusent-damender-leurs-projets-1057139.php

    Rappel :

    La France et l’Italie sont en faillite.

    Mais surtout, la France et l’Italie sont deux très gros contributeurs au budget européen. Ce sont elles qui financent le plus (avec l’Allemagne) l’énorme machin « Union Européenne ».

    Si la France et l’Italie tombent, tout le château de cartes européen tombe avec elles.

    ET DONC la Commission européenne ne peut rien faire contre la France et l’Italie, sinon la Commission européenne se suicide.

    Dette publique de la France : 2023,668 milliards d’euros, soit 95,2 % du PIB.

    Dette publique de l’Italie : 2168,855 milliards d’euros, soit 133,8 % du PIB.

  4. Nous sommes dimanche après-midi !

    Et qu’est-ce qu’on regarde à la télévision le dimanche après-midi ?

    A la télévision, on regarde les stress-tests des banques européennes !

    C’est trop mignon, les stress-tests des banques européennes !

    On regarde « L’école des fans » !

    C’est un programme télévisé trop mignon !

    Une douzaine de petits enfants chantent une oeuvre de leur chanteur préféré, un enfant après l’autre. Quand un enfant a fini sa chansonnette, les autres doivent lui donner une note, de 0 à 10 !

    A la fin de « L’école des fans », aucun enfant n’a gagné, aucun enfant n’a perdu, tous repartent avec plein de cadeaux, c’est trop mignon !

    Hé bé les stress-tests des banques européennes, c’est pareil !

    81 % des banques européennes seraient suffisamment capitalisées pour résister au prochain krach !

    100 % des banques françaises seraient suffisamment capitalisées pour résister au prochain krach !

    Toutes les banques françaises ont gagné, avec la note maximale, 10 sur 10 !

    Les banques françaises repartent avec plein de cadeaux, des posters de Dorothée, des disques de Chantal Goya, tout ça !

    Regardez bien notre émission télévisée « Les stress-tests des banques européennes » :

    http://www.dailymotion.com/video/x2ztk7_l-ecole-des-fans-1982_music

  5. Le scandale de l’année 2014 : ce matin, des révélations explosives sur le Luxembourg sont publiées par 40 grands médias :

    Evasion fiscale : tout sur les secrets du Luxembourg.

    Des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées grâce à des accords fiscaux secrets. Plus de 300 multinationales concernées, parmi lesquelles des stars de l’économie comme Apple, Amazon, Heinz, Pepsi, Ikea, Deutsche Bank…

    Dans une enquête réalisée en partenariat avec le consortium de journalisme d’investigation américain ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists) et quarante médias étrangers (The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, la télévision publique canadienne Canadian Broadcasting Corporation, l’Asahi Shimbun au Japon, etc.), Le Monde révèle les dessous du système fiscal luxembourgeois.

    http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2014/11/05/evasion-fiscale-tout-sur-les-secrets-du-luxembourg_4518895_1656941.html

    Rappel :

    De janvier 1995 à décembre 2013, le Luxembourg a été dirigé par Jean-Claude Juncker.

    Aujourd’hui, Jean-Claude Juncker doit s’expliquer sur ces accords fiscaux secrets qui ont fait perdre des milliards d’euros de rentrées fiscales à la France, à l’Allemagne, etc.

    Aujourd’hui, Jean-Claude Juncker doit s’expliquer sur cet énorme scandale.

  6. Mais enfin tout de dogme pour aboutir à une croyance en la croissance (tout à fait atone !) et qui se refuse à tenir compte de réalités telles l’accroissement du déficit de la Grèce après la purge de cheval ! C’est père Ubu qui mouline des bras dans le vide et dont on s’aperçoit qu’il a favorisé l’élection d’un vieux roublard de la politique qui a aidé son petit paradis fiscal à épauler les multinationales…

  7. Est-ce que quelqu’un a des nouvelles de Jean-Claude Juncker ?

    Jean-Claude Juncker a disparu.

    Il n’accorde plus aucune interview, il fuit les journalistes, il évite toutes les caméras de télévision, il annule au dernier moment sa participation aux Journées de Bruxelles, etc. Bref, il se cache.

    Et, toujours aussi courageux, il laisse son porte-parole Margaritis Schinas affronter les questions des journalistes sur le scandale Luxleaks.

    Résultat : son porte-parole ne sait pas quoi répondre.

    Son porte-parole ne fait que répéter comme un robot : « M. Juncker est le président de la Commission européenne. Ceux qui doivent fournir les réponses, toutes les réponses, ce sont les autorités luxembourgeoises. »

    Jusqu’à quand Jean-Claude Juncker refusera de s’expliquer sur le scandale Luxleaks ?

    Jusqu’à quand Jean-Claude Juncker se cachera ?

    Lisez cet article :

    Luxleaks : le porte-parole de Juncker refuse d’évoquer son rôle en tant que Premier Ministre du Luxembourg.

    La révélation par la presse de centaines de rulings fiscaux luxembourgeois controversés met dans l’embarras Jean-Claude Juncker, l’ancien Premier ministre du Grand-Duché, qui vient de prendre ses fonctions de président de la Commission européenne. Pressé de questions des journalistes européens jeudi midi, son porte-parole Margaritis Schinas a botté en touche.

    Interrogé sur son rôle dans la mise en place du système fiscal qui a permis à de nombreuses multinationales et familles fortunées d’obtenir des taux d’imposition favorables, le porte-parole de Jean-Claude Juncker a renvoyé la balle aux autorités luxembourgeoises actuelles. «  M. Juncker est le président de la Commission européenne », a-t-il répété inlassablement. Il a également refusé d’indiquer si le nouveau président de la Commission apporterait des éléments d’information dans le cadre de l’enquête que coordonnent ses services contre un certain nombre de rulings. «  Ceux qui doivent fournir les réponses, toutes les réponses, ce sont les autorités luxembourgeoises  », a-t-il dit.

    Le nouveau président de la Commission a par ailleurs annulé sa participation aux Journées de Bruxelles.

    http://www.lesoir.be/700706/article/actualite/fil-info/fil-info-economie/2014-11-06/luxleaks-porte-parole-juncker-refuse-d-evoquer-son-role-en-tant-q

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  9. De janvier 1995 à 2013, Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg.

    Le 6 novembre 2014, le plus grand scandale de l’année révélait que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets avec plus de 300 entreprises multinationales.

    Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l’Allemagne, etc, de centaines de milliards d’euros de rentrées fiscales.

    Pour ne pas répondre aux questions sur ces accords fiscaux secrets, Jean-Claude Juncker a fui les journalistes pendant une semaine, puis, du bout des lèvres, il a fini par reconnaître les faits : il a utilisé un euphémisme remarquable :

    « Il est vrai que l’application de règles diverses, antinomiques très souvent, différentes et opposées peut conduire à des résultats d’imposition qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises », a-t-il expliqué.

    latribune.fr/depeches/reuters/2014-11-12/juncker-prone-la-transparence-sur-les-pratiques-fiscales-dans-l-ue.html

    Mais ce sont tes actes depuis douze ans, Jean-Claude.

    Ce sont tes actes depuis douze ans qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

    Et aujourd’hui, Jean-Claude ?

    Aujourd’hui, mercredi 12 novembre, tu es encore président de la Commission européenne.

    Tu n’as toujours pas été viré de ton poste de président de la Commission européenne.

    Le fait que tu sois encore président ne correspond pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

    Ton maintien à ce poste est un véritable scandale.

    Le soutien que t’accordent la majorité des députés européens montre que toutes les institutions européennes ne sont qu’une grande mafia, qui protège son Parrain.

    http://www.euractiv.fr/sections/elections-2014/les-eurodeputes-de-la-gauche-radicale-lancent-une-motion-de-censure-contre

  10. Aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, la création de monnaie par les banques centrales n’a eu aucun effet positif sur l’économie réelle.

    En revanche, cette énorme augmentation de la base monétaire a eu des effets positifs pour :

    1- les Bourses : les liquidités injectées par les banques centrales ont été investies dans la Bourse, ce qui a créé de gigantesques bulles boursières.

    2- les dirigeants politiques : les liquidités injectées par les banques centrales ont été investies dans les obligations d’Etat, ce qui a fait baisser le taux des obligations d’Etat. Conséquence : les dirigeants politiques ont pu continuer à emprunter des centaines de milliards supplémentaires, ce qui a créé de gigantesques bulles de dette publique.

    Les trois questions qui se posent :

    1- QUAND ces bulles boursières vont-elles éclater ?

    2- QUAND ces bulles de dette publique vont-elles éclater ?

    3- COMMENT se protéger lorsque ces bulles éclateront ?

    Personne ne sait la réponse des questions 1 et 2. Mais nous avons deux indices concernant la question 3.

    Ces derniers jours, nous avons appris que l’ancien président de la banque centrale des Etats-Unis, Alan Greenspan, avait déclaré : « Les QE n’ont pas aidé l’économie, le dénouement sera douloureux, achetez de l’or »

    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/marches-quand-alan-greenspan-broie-du-noir-601385.html

    Et nous avons appris que la présidente de la banque centrale de Russie, Elvira Nabiullina, avait déclaré que la Russie achetait de plus en plus d’or. Elle a ajouté que la Russie allait continuer à acheter de plus en plus d’or.

    Regardez le graphique :

    http://www.zerohedge.com/news/2014-11-19/gold-rises-after-unusual-russian-central-bank-gold-buying-announcement

  11. Aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, la création de monnaie par les banques centrales n’a eu aucun effet positif sur l’économie réelle.

    En revanche, cette énorme augmentation de la base monétaire a eu des effets positifs pour :

    1- les Bourses : les liquidités injectées par les banques centrales ont été investies dans la Bourse, ce qui a créé de gigantesques bulles boursières.

    2- les dirigeants politiques : les liquidités injectées par les banques centrales ont été investies dans les obligations d’Etat, ce qui a fait baisser le taux des obligations d’Etat. Conséquence : les dirigeants politiques ont pu continuer à emprunter des centaines de milliards supplémentaires, ce qui a créé de gigantesques bulles de dette publique.

    Les trois questions qui se posent :

    1- QUAND ces bulles boursières vont-elles éclater ?

    2- QUAND ces bulles de dette publique vont-elles éclater ?

    3- COMMENT se protéger lorsque ces bulles éclateront ?

    Personne ne sait la réponse des questions 1 et 2. Mais nous avons deux indices concernant la question 3.

    Ces derniers jours, nous avons appris que l’ancien président de la banque centrale des Etats-Unis, Alan Greenspan, avait déclaré : « Les QE n’ont pas aidé l’économie, le dénouement sera douloureux, achetez de l’or »

    boursier.com/actualites/macroeconomie/marches-quand-alan-greenspan-broie-du-noir-601385.html

    Et nous avons appris que la présidente de la banque centrale de Russie, Elvira Nabiullina, avait déclaré que la Russie achetait de plus en plus d’or. Elle a ajouté que la Russie allait continuer à acheter de plus en plus d’or.

    Regardez le graphique :

    http://www.zerohedge.com/news/2014-11-19/gold-rises-after-unusual-russian-central-bank-gold-buying-announcement

  12. Depuis plusieurs années, l’Union Européenne crée des coquilles vides pour essayer de STABILISER le château de cartes européen :
    – le FESF, Fonds Européen de Stabilité Financière
    – le MES, Mécanisme Européen de Stabilité
    Mais ces coquilles vides sont incapables de STABILISER quoi que ce soit. Et aujourd’hui, la faillite est généralisée.

    Les impayés mettent l’UE au bord de la crise.

    Le Parlement européen a sommé mardi les gouvernements de l’UE de consacrer le montant des amendes perçues en 2014 au règlement des factures impayées pour éviter la cessation de paiements en 2015.

    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/Les-impayes-mettent-l-UE-au-bord-de-la-crise-29857719

    L’Union Européenne est au bord de la cessation de paiements.

    De même, neuf pays européens sont en faillite.

    En tout, les 28 pays membres de l’Union Européenne ont une dette publique de 11930,266 milliards d’euros. Je dis bien : dette publique de 11930,266 milliards d’euros.

    ET DONC l’Union Européenne va … lancer un nouvel emprunt de 315 milliards d’euros !

    ET DONC l’Union Européenne va encore créer une nouvelle coquille vide : le FEIS, Fonds européen pour l’investissement stratégique.

    C’est ça, l’Union Européenne : quand on est asphyxié par les dettes, quand on est en faillite, on rajoute 315 milliards d’euros de dette supplémentaire !

    Malheureusement, les bulles de dette publique ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel.

    Mercredi 26 novembre 2014 :

    UE : Juncker annonce un plan d’investissements de 315 milliards d’euros.

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé mercredi un plan destiné à mobiliser 315 milliards d’euros pour des investissements en Europe, afin de relancer la croissance et de « remettre l’Europe au travail ».
    « Nous créons un nouveau Fonds européen pour l’investissement stratégique qui permettra de mobiliser 315 milliards d’euros au cours des trois prochaines années », a déclaré M. Juncker devant le Parlement européen.

  13. LE VOTE DE LA HONTE.

    Le scandale Luxleaks vient de révéler que le Luxembourg avait passé des accords fiscaux secrets avec 300 entreprises multinationales.

    Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l’Allemagne, etc, de centaines de milliards de rentrées fiscales.

    Le Luxembourg était dirigé par Jean-Claude Juncker de janvier 1995 à décembre 2013.

    Aujourd’hui, les députés européens devaient se prononcer pour ou contre le maintien de Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission Européenne.

    Que croyez-vous qu’il arriva ?

    461 députés européens ont voté pour protéger le Parrain.
    461 députés européens ont voté pour garder cette mafia européenne.

    Ce vote est une honte.

    L’Union Européenne est complètement pourrie.

    L’Union Européenne est pourrie par les paradis fiscaux, par les banquiers, par les financiers, par les affairistes … et par les partis politiques qui sont leurs complices.

    L’Union Européenne n’est qu’une grande mafia, qui protège son Parrain.

    Jeudi 27 novembre 2014 :

    La Commission européenne ne tombera pas. Malgré le scandale Luxleaks qui ébranle le président de la Commission et ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Parlement européen a renouvelé jeudi sa confiance envers l’exécutif européen. La motion de censure déposée par des partis eurosceptiques du Parlement européen, dont le Front national français, a été repoussée jeudi à Strasbourg par 461 voix contre 101 en faveur et 88 abstentions. Une majorité des deux tiers des suffrages exprimés était requise.

    Ce résultat était attendu, les principales formations de droite et de gauche ayant maintenu leur soutien au collège de commissaires et à son président, Jean-Claude Juncker.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203971156199-malgre-le-scandale-luxleaks-le-parlement-europeen-maintient-sa-confiance-a-juncker-1068865.php

  14. L’Union Européenne est en faillite.

    Pour la période 2014-2020, les 28 Etats européens se sont engagés à donner 908 milliards d’euros au budget de l’Union Européenne.

    Mais ça, c’était avant.

    La Cour des comptes européenne a fait ses comptes : elle vient d’annoncer que les 28 Etats européens allaient encore devoir payer.

    En tout, les 28 Etats européens vont devoir payer 326 milliards d’euros supplémentaires !

    Vous avez bien lu : il manque 326 milliards d’euros dans la caisse de l’Union Européenne !

    Lisez cet article ahurissant :

    La Cour des comptes s’alarme du trou faramineux du budget européen.

    Ce rapport souligne entre autres le fait que les États membres devront débourser 1 234 milliards d’euros pour couvrir les engagements de la Commission. Ce montant totalise les 908 milliards prévus pour les paiements de la période et quelque 326 milliards supplémentaires correspondants à des décaissements liés aux deux périodes budgétaires précédentes, au moins.

    http://www.euractiv.fr/sections/priorites-ue-2020/la-cour-des-comptes-salarme-du-trou-faramineux-du-buget-europeen-310327

    L’Union Européenne, c’est 28 Etats dont la dette publique atteint 11930,266 milliards d’euros.

    L’Union Européenne, c’est 28 Etats qui doivent payer 908 milliards d’euros pour le budget européen 2014-2020, alors qu’ils sont déjà hyper-endettés.

    Et aujourd’hui, nous apprenons qu’en plus, comme si ça ne suffisait pas, il va falloir trouver 326 milliards d’euros supplémentaires pour éviter la faillite de l’Union Européenne !

    Mais avec quel argent ?

    Hein ?

    Avec quel argent ?

    L’Union Européenne, c’est le tonneau des Danaïdes.

    L’Union Européenne, c’est un mécanisme perdant-perdant.

    L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

  15. Le 8 février 2013, l’européiste Jean Quatremer était désespéré.

    Jean Quatremer pleurnichait car il venait d’apprendre que le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et l’Allemagne avaient gagné : ces cinq Etats avaient obtenu que le budget européen pour la période 2014-2020 soit en baisse.

    Ces cinq Etats avaient obtenu que le budget européen baisse à 908,4 milliards d’euros pour la période 2014-2020.

    Lisez cet article :

    David Cameron, le triomphant.

    C’est le vainqueur par KO. Le Premier ministre britannique avait fixé sa ligne rouge : 885 milliards d’euros de crédits de paiement (l’argent effectivement décaissé). Dès son arrivée, il avait averti : «Les chiffres doivent redescendre, et si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas d’accord.» Pour le leader tory, le dernier compromis ébauché par Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, était encore trop haut. De 943 milliards en crédits de paiements, le curseur fut donc ramené à 913 milliards d’euros. Toujours trop pour Cameron. «Il ne voulait pas d’un chiffre commençant par 9», raconte un diplomate. Finalement, au bout de trente heures d’âpres marchandages, les Vingt-Sept ont topé à 908,4 milliards. Cameron est apparu triomphant face à la presse : le fameux chèque obtenu par Thatcher en 1984 n’a pas été touché alors qu’il «était attaqué de tous les côtés». Et la France n’est pas parvenue à l’isoler. «Les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et Angela étaient à mes côtés», s’est-il rengorgé.

    liberation.fr/economie/2013/02/08/budget-de-l-ue-peze-perdu-pour-hollande_880574

    Mais le 26 novembre 2014, la Cour des comptes européenne balance une bombe.

    Dans son rapport, page 5, paragraphe XVIII, la Cour des comptes écrit que l’Union européenne est en faillite.

    Les Etats européens devront donner 908 milliards d’euros au budget européen, et en plus, comme si ça ne suffisait pas, ils devront donner 326 milliards d’euros supplémentaires !

    En clair : il y a un trou de 326 milliards d’euros dans la caisse de l’Union Européenne !

    Et ça, ce n’était pas prévu !

    Si les Etats ne bouchent pas ce trou de 326 milliards d’euros, l’Union Européenne sera en cessation de paiements.

    Lisez ce rapport :

    Les États membres seront tenus à l’avenir de contribuer à hauteur de 1 234 milliards d’euros pour couvrir les décaissements correspondant aux engagements. Ce montant se compose des 908 milliards d’euros convenus aux termes du CFP pour la période 2014‑2020 (paiements), auxquels s’ajoutent 326 milliards d’euros supplémentaires correspondant aux décaissements des crédits d’engagement des CFP précédents, ce qui pourrait affecter la capacité de la Commission à satisfaire toutes les demandes de paiement pendant l’exercice au cours duquel elles sont présentées.

    http://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/LR14_02/QJ0614039FRN.pdf

  16. Mardi 9 décembre 2014 :

    ALERTE – Grèce : la bourse d’Athènes perd plus de 10% après l’annonce de la présidentielle anticipée.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Grece-la-bourse-dAthenes-perd-plus-de-10-apres/544434.rom

    A 13 heures 20, la Bourse d’Athènes était en chute libre de 11,02 %.

    Je dis bien :

    La Bourse d’Athènes baisse de 11,02 %.

  17. Mardi 9 décembre 2014 :

    ALERTE – La Bourse d’Athènes clôture sur une chute de 12,78%, sur fond d’incertitude politique.

    Déjà en très forte baisse depuis l’ouverture mardi matin, la Bourse d’Athènes s’est effondrée de 12,78%, alors que le Premier ministre grec Antonis Samaras venait de confirmer à la télévision le nom du candidat du gouvernement pour l’élection présidentielle, l’ancien commissaire européen et ministre des Affaires étrangères, Stavros Dimas.

    Si 180 députés sur 300 ne parviennent pas à se mettre d’accord sur son nom avant la fin de l’année, – alors que la coalition droite-socialistes au pouvoir ne parvient pas à réunir plus de 155 députés pour l’instant – il y aura des législatives anticipées, dont le parti de gauche radicale anti-austérité Syriza est favori, une perspective de changement de pouvoir qui est redoutée par les marchés.

  18. Vendredi 12 décembre 2014 :

    ALERTE – Fitch abaisse la note de la France à AA en raison du dérapage budgétaire.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Fitch-abaisse-la-note-de-la-France-a-AA-en-raison-du/545688.rom

  19. Nous savions que les Etats membres de l’UE étaient en faillite.

    Nous savions que la dette publique des Etats membres de l’UE était de 11930,266 milliards d’euros.

    Nous savions que les Etats membres s’étaient engagés à verser 908 milliards d’euros au budget de l’UE pour la période 2014-2020.

    Surtout, nous savions qu’en réalité, il y a un énorme trou dans la caisse de l’UE : il manque 326 milliards d’euros au budget de l’UE !

    Les Etats membres vont donc être obligés de donner 326 milliards d’euros supplémentaires pour boucher ce trou, sinon l’UE sera en cessation de paiements ! Et ça, ce n’était pas du tout prévu !

    euractiv.fr/sections/priorites-ue-2020/la-cour-des-comptes-salarme-du-trou-faramineux-du-buget-europeen-310327

    Et face à cette situation de faillite généralisée, que venons-nous de lire ?

    Nous venons de lire les dernières déclarations de Jean-Claude Juncker ! ! !

    Ecroulé de rire !

    Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a demandé mercredi aux dirigeants européens de « mettre la main au portefeuille » lors de leur sommet jeudi et vendredi à Bruxelles afin de financer le plan d’investissements pour la relance de l’UE et aider l’Ukraine.

    « Plusieurs Etats ont manifesté un intérêt potentiel. J’attends maintenant des propositions concrètes et pas seulement « paroles, paroles ». J’ai besoin de « money, money », d’argent sonnant et trébuchant », a-t-il insisté.

    Le président de la Commission européenne a par ailleurs rappelé que l’Ukraine, deuxième sujet de discussion pour le sommet, « a besoin de 2 milliards d’euros ».

    « Les Etats vont devoir mettre la main au portefeuille et donner plus de flexibilité au budget européen, car la ligne de crédit pour ces aides a été réduite à une très faible enveloppe et si nous utilisons tout pour l’Ukraine, il ne restera rien », a-t-il averti.

    Les dirigeants européens vont discuter en fin de semaine à Bruxelles du plan d’investissements sur trois ans proposé par M. Juncker, qui doit permettre de mobiliser 315 milliards d’euros.

    Le budget européen et la Banque européenne d’investissement (BEI) doivent apporter 21 milliards d’euros en garanties à un Fonds européen pour les investissements stratégiques, afin d’attirer des investisseurs privés.

    Pour encourager les États membres à abonder le nouveau fonds, la Commission européenne propose que les sommes versées ne soient pas comptabilisées dans le calcul de leur déficit, mais plusieurs pays, avant de s’engager, veulent que cette proposition fasse l’objet d’une garantie écrite.

    http://www.boursorama.com/actualites/ue-juncker-demande-aux-dirigeants-de–mettre-la-main-au-portefeuille-7a3731cf28b4df63894de45cb8931283

    En clair :

    Jean-Claude Juncker dit aux Etats membres :

    « Vous êtes ruinés. Vous êtes en faillite. L’Union Européenne est en faillite, elle-aussi. DONC vous allez maintenant vous surendetter encore plus. Vous m’avez bien compris ? Vous allez maintenant vous surendetter encore plus. Pour faire passer la pilule, on ne comptabilisera pas ces nouvelles dettes ! ! ! »

    Jean-Claude Juncker, c’est la magouille comptable permanente.

  20. L’évènement le plus important de l’année 2014 : la montée aux extrêmes.

    Samedi 27 décembre 2014 :

    Quels sont les événements et les personnalités politiques qui ont marqué les Français en 2014 ?

    Réponses dans notre sondage exclusif Odoxa pour «le Parisien»-«Aujourd’hui en France» et iTélé à paraître ce samedi.

    L’événement politique de l’année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

    C’est d’abord, sans conteste, «le score canon de 25% réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits», relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C’est l’événement marquant de l’année pour 51% des Français. 

    «Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45%) et encore plus par ceux de droite (57%)». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31% des personnes interrogées).

    http://www.leparisien.fr/politique/sondage-le-pen-thevenoud-macron-et-sarkozy-ont-marque-2014-26-12-2014-4401961.php

    Elections européennes du 25 mai 2014 :

    Les pays où les extrêmes arrivent en tête :
    1- La France : Front National = 24,86 %
    2- Le Royaume-Uni : UKIP = 26,60 %
    3- Le Danemark : Parti Populaire Danois = 26,60 %
    4- La Grèce : l’extrême-gauche Syriza = 26,58 % (pour info : les néonazis d’Aube Dorée = 9,40 %)

    Les pays où les extrêmes font une percée :
    1- L’Italie : Mouvement 5 Etoiles = 21,15 %
    2- L’Autriche : FPO = 19,70 %
    3- La Belgique : NVA = 16,35 %
    4- La Hongrie : Jobbik = 14,68 %
    5- La Finlande : « Les Vrais Finlandais » = 12,90 %
    6- La Suède : Sverige Demokraterna = 9,70 %
    7- L’Espagne : l’extrême-gauche Podemos = 7,97 %
    8- La Pologne : KNP = 7,06 %
    9- L’Allemagne : le nouveau parti anti-euro AFD = 7 %

    Les pays où les extrêmes sont en baisse :
    1- Les Pays-Bas : PVV = 13,20 % (aux élections européennes de 2009, le PVV avait eu 16,9 %)
    2- La Roumanie : PRM = 2,70 % (aux élections européennes de 2009, le PRM avait eu 8,6 %)

  21. Le bateau « Union européenne » est en train de couler.

    Deux pays européens se préparent à quitter le bateau.

    La Grèce et le Royaume-Uni se préparent à quitter le bateau.

    Dimanche 4 janvier 2015 :

    Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a déclaré dimanche souhaiter organiser plus tôt que prévu le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, promis en 2017.

    Sous la pression des eurosceptiques au sein de son propre parti et face à la popularité croissante du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui prône une sortie de l’UE et un durcissement de la politique d’immigration, David Cameron a promis de rénégocier le traité qui lie le Royaume-Uni à l’UE et d’essayer de récupérer certains pouvoirs auprès de Bruxelles.

    Il a promis pour cela d’organiser un référendum en 2017, en cas de victoire des conservateurs aux élections législatives de mai prochain.

    «  Le référendum doit avoir lieu avant la fin de 2017. Si nous pouvions faire cela plus tôt, j’en serais ravi. Plus tôt je pourrai tenir ma promesse d’une renégociation et d’un référendum (…), mieux ce sera », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une émission de la BBC.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204053007651-cameron-dit-vouloir-avancer-son-referendum-sur-lue-1079919.php

    Merkel serait prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro.

    La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirme l’édition en ligne du magazine Spiegel.

    « Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections législatives, abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays », affirme le site web de l’hebdomadaire, en s’appuyant sur « des sources proches du gouvernement allemand ».

    Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs) ont changé d’avis et désormais « ils jugent supportable une sortie de la Grèce de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012 », assure le Spiegel Online, toujours sur la base de ces sources.

    « Le risque de contagion pour d’autres pays est limité car le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l’Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit », auraient encore confié ces sources.

  22. Que nous apprend l’Histoire à propos des constructions supranationales ?

    Réponse :

    1- Au début du cycle, il y a des nations, des nations indépendantes et souveraines.

    2- Ensuite, à l’intérieur de ces nations, certaines élites décident de commencer à bâtir une construction supranationale.

    3- Ensuite, grâce à la propagande, ces élites parviennent à convaincre les peuples que cette construction supranationale va leur apporter la croissance économique, le progrès social, la baisse du chômage, la solidarité entre tous les hommes, et patati, et patata.

    4- Ensuite, les peuples votent pour cette construction supranationale, en pensant qu’elle va réaliser toutes ces belles promesses. Pendant des décennies, il y a de plus en plus d’intégration. C’est la PHASE ASCENDANTE.

    5- Ensuite, il arrive toujours un moment où les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale NE profite PAS aux peuples, mais qu’elle profite aux élites. Les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale ne profite qu’à la nomenklatura dans les pays communistes, aux élites politiques et aux élites financières dans les pays occidentaux.

    6- Ensuite, les peuples commencent par se révolter, parfois dans la rue, parfois dans les urnes. La construction supranationale entre dans une phase d’implosion, d’effondrement. C’est la PHASE DESCENDANTE.

    7- Dernière étape, la construction supranationale se désintègre, se disloque. Les nations qui la composaient reprennent leur indépendance. Fin du cycle.

    Aujourd’hui, l’Union européenne est à l’étape 5.

    Lundi 5 janvier 2015 :

    Europe : l’implosion qui vient.

    http://www.michelsanti.fr/europe-implosion/

  23. Lundi 5 janvier 2015 :

    Grèce : pour la Commission européenne, l’appartenance à la zone euro est « irrévocable ».

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/05/grece-pour-la-commission-europeenne-l-appartenance-a-la-zone-euro-est-irrevocable_4549370_3214.html

    L’appartenance à la zone euro est « irrévocable » !

    J’éclate de rire !

    Lisez ce dialogue entre Charles de Gaulle et Alain Peyrefitte :

    – De Gaulle : Le Marché Commun, il n’y a en fait que deux ans qu’on a commencé à le réaliser. Or notre expansion industrielle remonte à bien avant deux ans. L’expansion industrielle allemande, italienne, de même. Ceux qui racontent des histoires sur les bienfaits incomparables de l’intégration européenne sont des jean-foutre.

    – Alain Peyrefitte : Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

    – De Gaulle : C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

    Alain Peyrefitte, « C’était De Gaulle », Fayard, tome 2, page 267.

  24. Le mot de l’année 2015 : le Grexit (= Greece exit).

    Mardi 6 janvier 2015 :

    Allemagne : pour le patron de l’Ifo, la Grèce doit quitter la zone euro pour éviter le défaut.

    Après Angela Merkel, c’est au tour de Hans-Werner Sinn, patron de l’Ifo, d’évoquer sans tabou l’hypothèse du Grexit.

    C’est ce que l’on appelle « jeter de l’huile sur le feu ». Après la chancelière allemande Angela Markel, qui a fait savoir qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’est plus un problème, le patron de l’institut Ifo, Hans-Werner Sinn, scelle le destin de la Grèce. Ces propos sont rapportés par l’agence Handelsblatt. Pour Hans-Werner Sinn, la Grèce peut éviter un défaut en sortant temporairement de la zone euro.

    « Avec une forte coupe de la dette, évidente ou dissimulée, il y aurait une autre banqueroute. S’ensuivraient de nouveaux prêts et de nouvelles coupes de la dette, encore et encore lors des prochaines années, si on ne rétablit pas la compétitivité du pays via une sortie de la zone euro et une dévaluation de la monnaie », renchérit-il.

    Ce n’est pas la première fois que l’homme évoque le « Grexit », un scénario qui coûterait 77 milliards d’euros à l’Allemagne, selon les calculs de l’Ifo. Et 66 milliards d’euros à la France. « La situation grecque est insupportable pour la population et les prêts continus ne sont pas soutenables pour la communauté », a-t-il déclaré, rappelant que la Grèce a subi une chute de 30 % de sa production industrielle par rapport aux niveaux d’avant la crise.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/pour-le-patron-de-l-ifo-la-grece-doit-quitter-la-zone-euro-pour-eviter-le-defaut-1023134.php

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